31/01/2007

31/01/07 - 00:22

à une contradiction près

*Quand on demande a un français ce qui lui fait le plus peur, il répond : "devenir chomeur, rmiste, sdf."

*Et quand on lui demande pourquoi la France va mal, il répond : "à cause des chomeurs, rmistes, sdf : ils n'ont aucun souci, on leur donne tout, et nous on n'a rien."

- sans commentaire

16/01/2007

16/01/07 - 00:56

Lucie

Lucie a réussi.
Elle a 23 ans, un mari de quinze ans plus âgé qu'elle, trois gosses et elle attend le quatrième. Elle a la cuisine à induction aussi.
Au réveillon, comme je prévenais ma soeur : "tu sais qu'on va pas trouver de clopes demain matin ?" la winneuse s'est mise à aboyer : "wouah wouah l'autreeeeeeuh : vlà son souci à lui : trouver des clopes le jour de Naël ! T'avais qu'à y penser avant imbécile."
Pour une fois j'y avais pensé avant. Juste, j'ai pensé quelle conne. C'est tout.

16/01/07 - 00:52

Fastidie

Ce que c'est fastidieux de lire les blogs quand on n'a pas l'adsl.

16/01/07 - 00:51

Ineptie

Des fois, j'aimerais être idiot, demeuré : pour ne plus me sentir seul.

17/12/2006

17/12/06 - 00:40

point fr

Non non, je n'ai pas de portable.
Je n'ai pas l'adsl non plus, c'est vrai ça ne va pas vite.
Non j'ai pas d'écran plat et j'ai troqué ma 306 pour une twingo âgée sans gps.

En fait je suis chez crétin.fr et je vous emmerde...

07/09/2005

07/09/05 - 12:51

Elisabeth

J'ai revu Elisabeth Hergott ce matin au Beffroy. "Au fait, me dit-elle : ton texte n'est pas bon, il est mal écrit et le sujet n'est pas intéressant."

Un peu plus tard, comme je m'excusais d'avoir été mauvais, elle m'a répondu : "Tu n'as qu'à faire des progrès, mon chéri."

Elle parlait de mon blog.

23/08/2005

23/08/05 - 19:48

Culture gay = culture urbaine (bis)

Ben tiens, pour vous changer : voilà ce que moi j'ai admiré cette après-midi.

Elle s'appelle Rigolade, c'est la fille d'Iliade avec Placo. Accessoirement, c'est la tante d'Ulysse, le ptit taureau qu'on peut admirer en début de mon blog.
Bref, si vous avez suivi, Rigolade est la soeur d'Odyssée.

27/07/2005

27/07/05 - 15:30

Relire Aymé

Pour ceux qui croient encore qu'il existe une culture en province.

La mienne est faite de référence anciennes, et peu nombreuses. Ah si : au niveau contemporain, pour moi le Jura c'est évidemment Elisabeth HERGOTT, une femme scandaleusement digne d'intérêt, que j'ai eu la chance de rencontrer au Beffroy, le bar au pied de la Collégiale de Dole.

Quelques lignes de Marcel Aymé qui selon moi donnent le ton sur ce qu'est le Jura :

"La cuisine était propre. Au milieu, l"Aurélie pendait à une grosse ficelle, accrochée par le cou. De grand matin, courbée sur son cuveau, elle avait entrepris de buander le linge. Au soir, elle avait eu envie de mourir, tout d'un coup, comme on a soif. L'envie l'avait prise au jardin, pendant qu'elle arrachait les poireaux pour la soupe."

La Table-aux-Crevés. 1929

27/07/05 - 15:25

Alter ego

Bon, ben moi, je ne cherche pas un alter ego. Je cherche juste un alter. Plus il sera différent de moi, plus il me plaira. Enfin je crois...

En tout cas, ça s'annonce dur : je n'ai pas assez confiance en moi pour séduire un alter. Et j'ai la sale manie de croire que - forcément - je n'ai rien pour l'intéresser.

Mes amis disent que j'aime la difficulté.

07/01/2005

07/01/05 - 10:14

Virtualité

J'ai un peu mieux cerné pourquoi Internet me désoriente.

Les mecs y sont tellement en représentation d'eux-mêmes...

Et puis...

Après avoir bossé pas mal, je suis un peu retourné dans la vie, j'ai rencontré d'autres personnes, et j'ai aussi réalisé que dans la vraie vie, les mecs sont AUSSI en représentation d'eux-mêmes.

Je ne sais même pas ce qui me gêne dans tout ça. Est-ce l'insincérité qui s'en dégage ou bien ma propre incapacité à être moi-même en REPRéSENTATION.

"Soigne ton image", m'a conseillé un GAïen que j'aime.

22/11/2004

22/11/04 - 18:24

Panique

Moi qui plais au grand maximum une fois par an, je me retrouve en ce moment avec trois mecs à qui je plais. Bon d'accord, je l'ai bien cherché, j'ai même fait des efforts pour ça.

Mais comme j'en ai pas l'habitude, je suis maladroit, troublé, gêné même, bref c'est la panique à bord.

17/11/2004

17/11/04 - 10:30

Résolution N° 1

Avec tous les beaux mecs autour de moi, je vois pas pourquoi je me taperais un moche. Ni même un médiocre.

16/10/2004

16/10/04 - 12:18

rv37 a raison... enfin c mon avis

Là où je rejoins rv37, c’est qu’effectivement je pense qu’une majorité d’homos, et pas seulement sur GA, connaît ce type de problème fondamental.

Fondamental, parce que, à la base, c’est comme ça que notre identité d’homo s’est construite pour une majorité d’entre nous. Il y a déjà eu pour certains, ce père distant qui semble ne pas nous aimer, explication psy de l’homosexualité qui est un peu restrictive, mais quand même… Il y a en tout cas pour beaucoup dans l’enfance ce sentiment d’être différent des autres, plus sensible etc. Et qui peut nier qu’il n’a pas été rejeté pour ça, par ses camarades de classe, par sa famille ? Rejeté ou au moins, mal compris. D’où manque de confiance et dépendance à l’autre. D’où sentiment d’être agressé, et volonté d’agresser en retour.

Le manque affectif, le manque de confiance se lisent (au moins entre les lignes) chez beaucoup. L’agressivité aussi. Et surtout quand ils essaient de le nier, de montrer que tout va bien ! C’est tout à fait excusable, quand on sait que quand on est en manque il faut absolument séduire quelqu’un, et que justement pour séduire quelqu’un il faut PARAITRE sûr de soi, et pas en manque. Faut maîtriser. Combien maîtrisent réellement ??

Moi, en tous cas, ce qui me séduit chez un mec, c’est sa faiblesse, sa fragilité, quand il l’assume. Je suis aussi séduit par la façon dont il essaie de se dépatouiller avec ça. Il me plaît quand il essaie malgré tout de retrouver en lui cette espèce de sensibilité et de gentillesse qu’il avait – à la base – avant de plonger dans toutes les difficultés de la vie homo.

Bah, j’en trouve pas beaucoup en vérité. Un peu quand même, mais pas beaucoup.

16/10/04 - 12:16

rv37 et l'amour inconditionnel

Je ne connais pas RV37 mais je vais reprendre ses pensées, qui me semblent intéressantes.

En deux mots, il fait l’hypothèse que pas mal de personnes de GA auraient manqué d’amour dans leur enfance (il parle bien de cet amour inconditionnel). D’où un manque de confiance en soi à l’heure actuelle. Un manque de confiance qui expliquerait le sentiment d’être souvent agressé, et surtout un manque de confiance qui se traduirait dans un MANQUE tout court, manque de l’autre, manque de mec, manque de quelqu’un qui t’aimerait, manque d’affection.

Perso, je me sens concerné. Le manque de confiance en moi est flagrant. Le sentiment d’être agressé est fréquent, toujours l’impression qu’on méprise ma sensibilité, ma personnalité, mes goûts, que mes capacités ne sont pas reconnues… Mon enfance dans un entourage catho réac paysan où seuls la force et le courage sont valorisés y est pour quelque chose aussi. En réaction, je reconnais m’être protégé en agressant de peur d’être agressé. J’ai donc appris à rester distant, méfiant (cette distance passe pour hautaine), à développer du cynisme, à mépriser l’autre et à entrer en contact par l’agression. Inutile de dire que ça m’attire pas beaucoup d’amis et que ça renforce le sentiment de pas être aimé.

Le manque de confiance se voit dans mes relations à autrui, dans mon indécision chronique concernant mes choix professionnels, mes choix affectifs, mes choix de vie et concernant la moindre activité quotidienne.

La dépendance à l’autre, je la repère à plusieurs niveaux :

1- Je suis capable de penser seul, mais pas d’agir seul. J’arrive plus à agir, il me faut toujours quelqu’un pour me pousser. Donc au quotidien, c’est super hard’ à vivre, c’est clair. C’est d’autant plus débile que j’aimerais être reconnu dans ma différence, je devrais donc agir avec ma différence, mais…
2- Dépendance à l’autre quand je vis en couple. Je m’efface. J’attends tout de l’autre.
3- Je me sens « abandonné » quand je me fais larguer. Mais aussi quand je me prends un simple râteau. Dur à vivre. Abandonné, laissé pour mort. Et puis à chaque fois, deuil à faire.
4- Ma dépendance à l’autre se voit dès les premiers contacts. Je suis affreusement maladroit pour séduire l’autre. Là où je devrais laisser le mystère, je plonge dans le piège, je montre tout de suite des sentiments, je m’accroche rapidement.
5- Récemment, je repère ma dépendance à l’autre dans des fantasmes de domination/soumission.

Bon, c’est sûr, je décris là des comportements caricaturaux. En vérité, évidemment, j’essaie au mieux de composer avec tout ça, d’être plus adulte, mais il faut reconnaître que c’est bien contre ça (le manque de confiance, la dépendance à l’autre) qu’il faut constamment lutter.

Dit comme ça, ma situation perso peut passer pour « grave » - Va voir un psy mec !! – Merci du conseil les gars. Ceci dit, là où je rejoins rv37, c’est qu’effectivement je pense qu’une majorité d’homos, et pas seulement sur GA, connaît ce type de problème fondamental.

15/10/2004

15/10/04 - 14:20

hou là ! ça va pas fort en ce moment...

Y a quelques jours j’me voyais avec toi, tranquille peinard serein (je savais qu’il faudrait du temps mais qu’on arriverait à ça)

Et puis là, j’me retrouve à souffrir en pensant à toi.

Je sais c’est de ma faute, mais qu’est-ce que j’y peux si j’ai laissé parler mon cœur ? s’il m’a dit qu’il y avait avec toi quelque chose de beau, de tranquille à espérer ???

Précision : je souffre pas parce que tu m’as dit qu’il n’y a rien à espérer (je pense que si je t’avais rencontré j’aurais eu du mal à te séduire, pas sûr que je te plaise, etc. )

- Je souffre plutôt paske je m’en veux de pas avoir réussi à te faire comprendre ce que signifiait tout ça.

- Je souffre paske je comprends pas trop ce qui m’arrive

- Je souffre pask’on est con quand on est amoureux

- Je souffre paske jte gave

- Je souffre paske j’aurais aimé me taire et qu’on se retrouve assis dans un pré et j’aurais pas à parler, parce que normalement je ne parle pas, je préfère quand on me comprend simplement

- Je souffre paske je t’ai abordé en te disant que t’étais beau, alors que je le pensais pas, et que je savais pas comment t’aborder autrement.

- Je souffre paske tu crois ke je te trouve beau, ke je te désire, comme tous les autres. Alors que je préfèrerais que tu sois moche, je n’ai pas envie de toi, pas sexuellement, ni même je sais pas, pas envie de te toucher, c’est différent.

- Je souffre paske j’aurais aimé qu’on soit comme deux gamins, quand deux gamins se comprennent.

- Je souffre paske je suis allé trop loin, plus tu étais sur la défensive, plus j’étais à l’offensive, alors que ça me correspond pas.

- Je souffre paske j’imagine que tu crois que je suis en manque, alors que c’est très con, j’allais sur GA justement pour trouver des gens qui ne sont pas là pour draguer.

- Je souffre paske parfois je crois que -au moins pendant trente secondes- ton cœur a pensé qu’on pouvait s’entendre, et paske je me dis que c con d’avoir voulu te blinder, juste paske le net c’est pas sérieux et que de toutes façons on se verrait jamais.

- Je souffre paske j’me trouve pas normal quand je souffre !

Voilà ça me fait du bien d’écrire ça. Bien sûr je devrais pas te l’envoyer. J’te l’envoie pour deux raisons. Ça permet de mieux faire le deuil. Ça permet de continuer à être sincère, pourquoi mentir. Même si je conçois bien que tu t’en passerais, que tu aimes pas blesser les gens, et que tu es déjà passé à autre chose…

14/10/2004

14/10/04 - 18:33

Nudité

Normalement, tu es content quand tu t'allonges avec quelqu'un, il se met à nu et se dévoile. Fred c'est le contraire. Spontanément, il se présente à toi dans toute sa nudité... et une fois allongé se referme complètement. Rien ne transparaît.

26/09/2004

26/09/04 - 20:41

Il est tout choupinou



bah je suis en retard, mais l'autre soir, il m'a touché le pti Romain qui lisait un passage du petit chose d'A. Daudet. il me rappelle certains de mes élèves, mais pourquoi ai-je voulu arrêter d'enseigner.... ?

22/09/2004

22/09/04 - 23:54

Sourire et se taire

Rien ne m’angoisse plus que la rupture du lien. Le temps du lien défait. Là, par chance le lien ne se distend pas. Je suis rue de Rivoli côté des numéros pairs. Benoît est avec moi. Je le quitte, il va chez le coiffeur. Il va toujours chez le coiffeur quand ses cheveux dépassent deux centimètres. Avant de partir il fait le lien avec Fred, qu’on aperçoit côté des numéros impairs. Benoît me dit juste : « Il a l’air mignon ». Ça me suffit. Benoît-Fred. Passer de l’un à l’autre. En traversant la rue. C’est asymptotique et ça me va. Tout Paris est concentré dans cette rue de Rivoli à deux pas de Châtelet. On y trouve tout type de parisiens, tout type de touristes, jeunes dans l’ensemble, l’allure est vive sans être empressée.

Finalement, ça se passe comme ça, deux points, ouvrez les guillemets. Tu salues Fred, il te salue. Tu lui souris, il te sourit. C’est ton pote que t’as pas revu depuis cinq ans. Tu oublies qu’en fait tu ne l’as jamais rencontré. Tu lui parles de Benoît comme si tu lui en avais déjà parlé pendant des mois au tél. Il trouve ça marrant ce qui vient de t’arriver, marrant et touchant. Tu montes dans l’immeuble. Les escaliers sont très larges, mais ça pue le vieux. Pas le vieux bâtiment, le vieux vieux, la personne âgée, mes deux arrières grand-mères toutes deux centenaires avaient une odeur caractéristique. Tu continues de parler dans l’escalier. Il te prévient que l’appart’ est vide mais tu le sais déjà.

Tu entres. L’appart’ est vide et tu aimes ça. C’est tellement lourd quand tu rencontres quelqu’un, qu’il t’impose d’emblée tout son univers. Son papier peint, son style, sa bibliothèque, sa cédéthèque, ses cadres ou ses affiches. Ici tu es nu, tu viens de loin, mais Fred se présente à toi nu. Appart’ blanc avec parquet sapin tout à fait bien ciré. Grandes portes blanches à carreaux et portes-fenêtres sur toute la longueur d’un grand balcon. De grands rideaux rouges. Une entrée deux fois plus large que longue, tout le contraire d’un couloir. Depuis l’entrée, les pièces s’étalent en éventail.

L’appart’ fait 100m². « En fait, je le prends en colocation avec mon frère jumeau et un copain. » Ce qui revient pas trop cher, pas cher du tout même. Tu te dis que c’est con, quand tu avais une proposition d’emploi sur Paris, tu aurais ptêtre dû essayer, tu aurais finalement trouvé un appart’ malgré ce que dit Jean-Pierre Pernaut que combien ça coûte trop cher à Paris. De toutes façons tu t’en fous paske tu n’es pas jaloux. Pour l’instant l’appart’ est vide. Il n’y a rien ou presque qui appartienne à Fred. Pour l’instant, l’appart’ est à toi comme à lui. C’est fou ça. Tu as tout un tas de cons qui te disent « Fais comme chez toi » alors que tout chez eux t’impose le contraire. Et tu as Fred, il te dit rien. Forcément, chez lui, c’est chez toi. Les Pet shop boys qui chantent You’ve got a home here, c’est tout a fait comme ça que j’ai ressenti la chanson.

Il a pas grand-chose à t’offrir, un verre d’eau. T’en as rien à foutre, c’est pas plus mal. Il te fait pas visiter, après tout, si cet appart’ c’est un peu le tien, tu peux le visiter seul. Il parle, tu lui parles. Il sourit, tu souris. C’est le sourire dont parle netromain, je cite : Il y a des garçons dont le visage vous rend heureux, et vous donne un irrépressible sourire ; ce n'est pas l'attrait sexuel, car ce n'est pas le visage qui excite, c'est un mystérieux sentiment de familiarité (mystérieux, parce que vous le connaissez pas, ce serait plutôt comme si vous le reconnaissiez) et de plénitude (car il vous occupe entièrement). Vous vous repassez ses photos, qui vous réchauffent et vous caressent. C'est doux comme le soleil du matin, chaud comme le câlin d'une mère, rassurant comme l'accolade d'un vieil ami, désespéré comme l'amour à quinze ans.

Vite fait Fred parle de sa vie, tu parles de la tienne. Sans trouble, sans affect, parce qu’en face tu sens une écoute bienveillante. Impossible d’habitude de dire que tu as quitté un boulot de rédacteur en chef pour revenir chez papa-maman sans tomber sur un regard inquiet en face. Là, tu commences à comprendre ce que les pédagogues appellent l’attitude d’amour inconditionnel que tout prof doit avoir avec son élève. Ça fait des années que par conscience professionnelle tu fais comme ça avec les autres et tu réalises seulement maintenant que l’on ne t’a jamais regardé avec cette espèce d’amour in-con-di-tion-nel et bien-veillant.

La porte-fenêtre est ouverte tu fumes une clope sur le balcon.

Y a pas grand-chose dans l’appart’ juste une mini mini-chaîne. « J’te préviens, j’aime bien mettre la musique fort ». Il te met Ella Fitzgerald très fort.

Il s’envole, il tourne, il te dit que c’est génial. Tu trouves ça fort. Et surtout tu te dis que tu ferais pareil, tu lui mettrais La vallée de la paix de Gérard Manset, persuadé qu’en lui faisant écouter le meilleur du meilleur, il communierait avec toi. Mais tu saurais aussi que c’est une erreur, que tu peux pas comme ça imposer le meilleur du meilleur à un gars qui vient juste de pénétrer ton appartement.

Après Ella, il passe à Samson François, pour changer. Tu reconnais : c’est fort techniquement. Les notes partent très vite, les variations sont subtiles, ça te fait penser à Gérard Manset, mais vraiment c’est pas le même registre, et toi ça te fait pas grand effet. Fred parle et parle. Il vole, il jouit. Tu fais un tour sur le balcon tu regardes les parisiens défiler. Ils te voient tout là-haut, enfin ils pourraient te voir tous. Mais ils ne regardent pas. Une pancarte jaune et bleue : « à louer ». Tu n’es pas ailleurs, tu es là. Tu reviens vers la porte-fenêtre et tu regardes Fred jouir. Tu le regardes te parler. Tu tournes lentement autour de lui, il se baisse pour chercher parmi ses CD. Il se relève, tu tournes autour de lui. Tu t’approches, tu poses ton coude contre le mur, tu le regardes parler, ses yeux pétillent. Tu lui souris et tu lui voles un baiser. Et là, pendant deux minutes, il se tait.

21/09/2004

21/09/04 - 21:06

Vrai sourire



Somebody smiles
And it means "I love you"

Pet shop boys - album Release - HERE

19/09/2004

19/09/04 - 22:39

Bon sens, mais c'est bien sûr !



Souvent des gens pleins de bon sens me disent que je me pose trop de questions.
Souvent aussi ils me disent que je ferais bien de me poser des questions.
J'aime les gens de bon sens !